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Dimanche 2 mars 2008
CHAPITRE XII :
 
 
 
 
 
Le lendemain matin, Jeremy essayait tant bien que mal d’ouvrir les yeux malgré la lumière éblouissante qui filtrait de la fenêtre dont les rideaux n’avaient pas étaient tirés. Il distingua difficilement le visage endormi de Maxime à côté de lui.
Le blond essaya de se redresser, mais une douleur fulgurante à l’arrière train l’obligea à se recoucher aussitôt en poussant un petit cri de douleur. Le beau photographe sembla émergé de son sommeil, et cligna des yeux plusieurs fois avant d’apercevoir Jeremy qui était occupé à se mordiller la lèvre inférieure, s’empêchant par ce moyen de crier.
-         Bonjour ! S’exclama le brun visiblement de bonne humeur.
 
Jeremy se contenta de lui lancer un regard qui a vue de nez voulait dire ; « J’ai mal au cul, et à qui la faute ?! ». A la vue de la petite bouille toute renfrognée de son amant il explosa de rire, et manqua de s’étouffer trois fois.
-         Ne te fous pas de moi ! S’indigna la victime.
-          Désolé… C’est plus fort que moi… Dit le concerné la voix tremblotante de rire.
 
La voix de sa mère résonna au rez-de-chaussée, les faisant revenir à la réalité. Jeremy se précipita dans les escaliers attrapant au passage un grand t-shirt et un boxer qu’il enfila en chemin manquant de se prendre les pieds dans le tapis, et de trébucher dans les escaliers.
-         Oui maman ??
 
Sa mère lui adressa un regard mi-amusée, mi-réprobateur et lui lança en élevant la voix :
-         Vous auriez pu faire moins de bruits ! Déjà que j’ai du mal à dormir le soir, alors avec tout ce boucan ! Dit elle en insistant bien sur chaque mot.
-         Euh… Mais de quoi tu parles ?!
-         Vous avez regardez un film porno avec ton copain hein ? Dis donc, l’actrice hurlait comme pas possible dis donc !
 
Jeremy piqua un fard et se vexa comme pas possible. Alors comme ça il hurlait comme une fille, il y avait de quoi être très énervé. Mais en tout cas, sa mère ne se doutait de rien. Et c’était mieux ainsi, elle tenait trop à avoir des petits enfants, et n’accepterait certainement pas la sexualité de son fils unique.
-         Au fait, c’est qui ton ami ? Interrogea sa génitrice, curieuse.
-         Euh… C’est Maxime, un copain comme ça. Dit Jeremy en se passant nerveusement la main dans les cheveux.
-         Ok, ben dis lui de descendre à ton copain ! Il va pas rester tout seul en haut !
 
Jeremy hocha la tête et se dirigea à grand pas vers sa chambre. Il y trouva Maxime d’enfiler son pantalon un peu maladroitement, il se dirigea vers lui et lui expliqua rapidement la situation.
Cinq minutes plus tard, ils étaient tous attablés dans la cuisine où ils dégustaient des petits pains fourrés. Mme. Nellis ne tiqua pas sur le fait que Maxime avait au moins cinq ans de plus que Jeremy. Après tout il ne les faisait vraiment pas. Le « festin » terminé, Maxime se leva et annonça :
-         Il faut que je rentre, j’ai des choses à faire. Je vous remercie de votre hospitalité madame.
-         Oh mais ce n’est rien ! Dit la femme en souriant et en lançant un regard à son fils qui voulait certainement dire « Il est poli ton copain, il me plait bien ! ».
-         Je vais te raccompagner jusqu’à la porte ! Déclara le blond.
 
Les deux amants se dirigèrent vers la porte d’entrée et se regardèrent un instant, avant qu’enfin Maxime offre à Jeremy un rapide baisé pour ne pas alerter la maîtresse de maison.
-         Je t’appelle…
-         Oui… Répondit le plus jeune.
 
Jeremy suivit des yeux la marche silencieuse de Maxime, il referma enfin la porte après quelques minutes quand son amant fut hors de vue. Il avait comme une impression de déjà vu.
Il se dirigea à pas lent vers la salle de bain et entra sous la douche, après s’être dévêtit.
Il profita de l’eau chaude coulant le long de son corps fin, il retraça de ses mains le chemin que celles du photographe avait parcouru, il glissa ses mains sur sa poitrine, descendant toujours plus bas avec une sensuelle lenteur.
Bien vite l’image de Drew s’imposa dans son esprit, chassant entièrement celle de Maxime. Le blond ferma les yeux savourant son souvenir.
Le beau brun lui léchant avidement le torse, ses mains passant inlassablement dans ses cheveux, ses yeux de braises qui le pénétraient au plus profond de son âme… Il soupira de bien être, tandis que sa main droite s’approchait dangereusement de son sexe.
Il poussa un cri aigue quant l’eau devint brusquement glaciale, il secoua la tête pour effacer toutes ces mauvaises pensées et sortit de la douche précipitamment. Il s’enroula dans une serviette et se dirigea vers sa chambre où il prit le nécessaire à son habillage.
Une fois « coiffé » et habillé il s’installa dans le salon et sortit un vieux jeu sur Playstation ; Final Fantasy X, pensant à chaque mini-video que Tidus était très sexy. Il soupira une nouvelle fois, se disant que Maxime et Drew l’avaient vraiment perverti.
Il devait être dans les alentours de 11h30 quand le téléphone sonna, Jeremy, sachant sa mère sortie faire des courses, se précipita vers l’appareil :
-         Allo ?
-         Hello, Jeré ! C’est de nouveau moi !
-         Euh… Qui ? Demanda le concerné un peu perdu.
-         … Maxime ! Tu me vexes là…
-         Ah ! Excuse moi ! Euh… Pourquoi tu m’appelles ?
-         Bah enfaîte, c’est l’agence c’est pas vraiment moi !
-         Euh… Oui et ?
-         On organise une espèce de fête barbante demain soir, j’avais complètement oublié de t’en parler ! C’est le genre de truc où tout le monde danse, bois et rentre chez sois complètement bourré, enfin bref, l’agence a décidé d’inviter tous ses collaborateurs et les mannequins avec qui elle a travaillée ! Alors ta présence est un peu obligatoire. Il y aura pas mal de monde, ça te fera une bonne pub !
-         Hm… Ok. A quelle heure ?
-         Je passerais te prendre à 21h00 demain d’accord ?
-         Parfait. Et au fait ? Euh… Faut s’habiller comment ?
-         Ben, classe mais décontracté ! Enfin tu vois quoi, c’est toi le modèle non ? Ria Maxime au bout du fil.
-         Oui, à demain alors.
-         Ok, à toute’… Je t’aime. Rajouta le photographe après quelques secondes de silence.
-         Oui… Salut… Murmura Jeremy embarrassé.
 
Le jeune blond déposa lentement le téléphone sur son socle et s’adossa au mur. Les mots de son amant de la veille le troublaient au plus haut point… Ces mots auxquels il ne pouvait même pas répondre le mettait mal à l’aise, le perturbait, le déprimait légèrement aussi.
Après quelques minutes il reprit le téléphone en main et composa le numéro de son meilleur ami, Joshua.
-         Allo… Lui répondit une voix endormie.
-         Josh’ ! C’est Jeremy. Ca te dirait de venir cette aprèm ?
-         Chais pas… A quelle heure ?
-         Vers 13h30 ?
-         Si tu veux… Qu’est ce qu’il se passe au fait ?
-         Pourquoi tu me demandes ça ? Demanda le blond.
-         Ben… Tu m’appelles que quand t’a un problème alors…
-         Ouais peut être… Je te raconterais toute à l’heure ! Bye !
-         A toute’ !
 
Jeremy raccrocha, il est vrai qu’il n’appelait son ami qu’en cas de problèmes. Mais celui-ci était toujours de bons conseils, autant en profiter.
Quelques heures plus tard la sonnette de la porte retentissait. Le blondinet se précipita pour ouvrir la porte et laissa entrer un grand brun aux allures très « emo ».
-         Explique moi ton problème !
-         Salut ! Oui je vais très bien et toi ? Ironisa le blond.
-         Super bien ! Maintenant accouche !
-         Ben… C'est-à-dire que… Marmonna Jeremy.
-         Putain ! A chaque fois que je te vois tu mets trois heures avant d’oser dire ton truc ! Arrête de bégayer et sois franc !
 
Le mannequin baissa la tête et l’invita à s’asseoir sur le canapé. Il lui raconta tout, son week-end, sa mésaventure à l’hôtel, sa tristesse, son amour pour Drew, bref tout. Joshua resta silencieux mais son regard compréhensif suffit à Jeremy. Le brun l’observa un instant, puis se leva et alla prendre la manette avec laquelle jouait Jeremy il y a quelques heures.
-         Ca te dirait une partie sur Tekken 5 ?
 
Le concerné hocha la tête, remerciant intérieurement Joshua de le tiré de ses sombres pensées.
Les deux garçons s’amusèrent pendant le restant de la journée, le brun rentra chez lui à 21heures, et Jeremy était si épuisée de sa journée pleine de rires et de chamailleries qu’il se doucha rapidement et se coucha aussitôt, sombrant rapidement dans un sommeil qui se voulait réparateur, mais qui ne réussit qu’à le fatiguer encore plus… Un sommeil peuplé de craintes, de doutes, de peurs, de sentiments, et d’amour… Un cocktail explosif pour une sombre soirée où ne perçaient aucunes étoiles, cachaient par d’épais nuages sombres… Semblables à ceux qui voilaient le cœur du beau blond endormi…
 
 
Le lendemain matin, Jeremy fut réveiller par la tondeuse à gazon des voisins, ceux-ci ne se gênait pas pour la passer à 8h30 du mat’, au plus grand désespoir de tous les habitants du quartier. Le blond s’étira tel un félin et sortit à contre cœur de sous sa couette, puis se dirigea d’un pas décidé vers le jardin des voisins, ne se souciant par du fait qu’il était en boxer et que tout le monde pouvait observait à sa guise sa silhouette parfaite digne du mannequin qu’il était. Il se dirigea à grand pas vers un homme d’une soixantaine d’années et lui tapota l’épaule pour lui signaler sa présence.
-         Excusez moi… Grogna t’il.
 
L’homme se retourna et haussa les sourcils en voyant les « vêtements » que portait son jeune voisin :
-         Qu’est ce qui se passe ?
-         Il est 8h30 ! Voilà ce qui se passe ! Vous ne pouvez pas passer la tondeuse à un autre moment ?! Y’en a qu’aimerait dormir !
 
A l’entente des cris de Jeremy plusieurs personnes sortirent la tête de la fenêtre ou de la porte de leurs habitats, et plusieurs personnes écarquillèrent les yeux en voyant la non tenue du blond, ce fut ce jour ci d’ailleurs que les ambulanciers remarquèrent de fortes hémorragies du nez dans toute la rue.
- Ecoute mon p’tit bonhomme ! Mon gazon je le tonds quand l’envie m’en prend ! Et ce n’est pas un p’tit merdeux qui se balade quasiment à poil dans les rues qui va me faire la morale !
 
Jeremy grogna plus que mécontent. Il se baissa vers la tondeuse du vieillard, et, d’un geste rapide, l’éteignit.
-         Vous aurez tous le loisir de continuer votre besogne dans une ou deux heures. Sur ce je vous souhaite une agréable matinée ! Dit le jeune garçon en faisant une petite courbette moqueuse.
-         Sale mioche ! On se demande comment on les éduque de nos jours ?! Tonna le plus vieux.
 
Jeremy s’éloigna rapidement, rougissant de sa nudité, et se recoucha rapidement. Dix minutes plus tard il se rendormait.
Jeremy ouvrit lentement les yeux, s’attendant à être confronté à la lumière du jour, mais il s’étonna quand il s’aperçut que sa chambre était plongée dans l’obscurité. Il jeta un bref coup d’œil à son réveil et poussa un cri aigue quand il vu l’heure : 19h45.
Il avait une heure et quart pour se préparer. Il se leva à la hâte et fila sous la douche. Il en ressortit dix minutes plus tard et se précipita vers son armoire d’où il sortit tous ces vêtements en les jetant à tour de rôle par terre. Il dénicha enfin une chemise blanche aux manches longues près du corps, un jeans droit et légèrement tombant et une veste de costard noir à très fines rayures grises. Il enfila le tout, déboutonna les premiers boutons de la chemise pour laisser apercevoir son magnifique torse imberbe, passa à son poignet une grosse montre D&G très « fashion », et se contempla dans le miroir. Ces vêtements de marques le mettaient en valeur, sa chemise déboutonnait le rendait très attirant, et la classe et la sensualité qu’il dégageait aurait fait succomber n’importe qui. Il donna du volume à ses cheveux blonds en les ébouriffants, lui donnant par la même occasion un petit air rebelle. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais il voulait être parfait ce soir. Le jeune garçon avait l’impression qu’il y était obligé d’une manière ou d’une autre.
 
Quelques minutes plus tard, la sonnette de la porte d’entrée se faisait entendre, Jeremy lança un dernier coup d’œil à son reflet et descendit les escaliers, il déposa un rapide baiser sur la joue de sa mère, enfila une paires de converses noirs et sortit. Maxime attendait, adossé à une sublime Jaguar noir.
A son arrivée, le photographe laissa échapper un sifflement admiratif et l’embrassa avec ardeur. Jeremy répondit au baiser, quelque peu distant. Le blond détailla le photographe. Ce dernier était vêtu d’un ensemble costard totalement noir sur une chemise rouge sang, déboutonnée de la même manière que Jeremy, d’où les pans dépasser de sous la veste qui était complètement ouverte. Maxime invita son amant à entrer dans la voiture et démarra dans un ronronnement de moteur d’on rêvait tous les hommes fans d’automobiles.
 
***
 
La voiture s’arrêta devant une gigantesque villa très moderne et éclairée par de multiples spots lumineux. Ils pénétrèrent à l’intérieur du bâtiments, traversèrent un long corridor, et débouchèrent enfin dans une immense salle où un orchestre joué, et où tout, absolument tout, resplendissait de luxe et de beauté. Jeremy s’étonna du nombre de personnes présentes, environ deux cent. Maxime encercla sa taille de son bras et le conduisit vers un homme d’une quarantaine d’année, mais qui dégageait une sorte de classe et de présence incroyable, il était, d’ailleurs, plutôt bel homme.
-         Tiens, mais qui voilà ? Notre cher Maxime ! Et en charmante compagnie à ce que je vois… Dit l’inconnu en déposant un léger baiser sur la main d’un beau blond rougissant.
-         Pas touche Noah ! C’est chasse gardée ! S’exclama le photographe en resserrant son étreinte.
-         Et puis-je au moins savoir le nom de ce magnifique jeune homme ?
-         Jeremy Nellis… Intimida le concerné.
-         Mon ange, je te présente Noah Dupré. Un grand acteur français. Déclara Maxime.
-         Merci du compliment. Et sinon ? Quelle sont les dernières nouvelles Max ?
 
 La conversation battait son plein, la soirée s’annonçait divertissante, et Jeremy se détendait peu à peu. Ce dénommé Noah savait mettre les gens à l’aise.
Le blond était perdu dans ses songes, les mots et les gestes de Maxime le mettaient mal à l’aise. Il avait non seulement l’impression de mentir à Maxime, mais en plus il avait la désagréable impression de se mentir à soi même. Il laissa vagabonder son regard parmi la foule, détaillant les tenues luxueuses des invités. Quand soudain son regard croisa celui qu’il n’aurait jamais cru revoir, de yeux verts perçants, à faire frémir n’importe qui. L’objet de ses rêves, de ses désirs et de ses fantasmes se tenait là, à l’autre bout de la salle, et le contemplait, le regard indéchiffrable et le visage de marbre, toujours aussi beau dans n’importe quelle situation.
-         Drew… Laissa échappait Jeremy dans un souffle.
-         Tu disais mon cœur ? Demanda le brun.
-         Non rien, je pensais à voix haute…
-         Hm… D’accord. Dit Maxime en retournant à sa conversation.
 
Jeremy esquissa un pas en direction du beau brun qui ne cessait de le fixer, mais se ravisa vite et se retourna essayant de prendre part à la discussion pour chasser cette vague d’émotion qui envahissait son esprit, son corps, et son cœur. Le jeune blond jeta un coup d’œil vers son ancien amant, qui était en grande conversation avec un beau brun aux allures légèrement androgyne. Il crut que son cœur allait le lâcher quand il vit Drew embrassait tendrement cet inconnu. C’était donc lui le fameux Michael. Jeremy essaya avec grande peine de retenir ses larmes qui menaçait de couler d’un moment à l’autre. Il se dirigea à grand pas vers la sortie sous l’œil interloqué du photographe. Une fois sortie de la grande salle, il courut en traversant le long corridor, et laissa enfin ses larmes couler, déformant son visage angélique. Il se laissa glisser le long d’un arbre à cent mètres de la porte d’entrée. Ses pleurs redoublèrent, son cœur se serrait, son esprit s’embrumait, son corps le lâchait. Il avait suffit d’une minutes pour que sa vie soit détruite.
 
«- Quoi ? Tu regrettes c’est ça ?
-         Oui… Je regrette… »
 
Avec du recul, je crois que j’ai mentis, je ne regrettais rien. Je ne pouvais regretter ces instants de purs bonheurs. Je ne pouvais regretter le plaisir d’être dans tes bras. Je ne pouvais regretter d’avoir connu tous ça…
 
-         Jeremy ?
 
Le concerné releva la tête, exposant son visage défait par les larmes. Il eu un sursaut quand il s’aperçut que la personne responsable de tous ces malheurs se tenait devant lui, le visage inquiet.
-         Casse toi ! Qu’est ce que tu fous là ?! Hurla le jeune garçon.
-         Jeremy…
-         Casse toi ! Je ne veux plus jamais te revoir ! Tu entends ?! Plus jamais !
 
Encore une fois mes paroles dépassaient ma pensée, évidemment que je voulais te revoir… Mais le dire n’aurait fait que m’enfoncer un peu plus dans les abîmes de l’amour…
 
-         Jeremy…
-         Arrête avec tes « Jeremy » ! Je connais mon nom merci !
-         Je suis désolé…
 
Tes mots me déchiraient le cœur… A cet instant je ne savais que penser… J’aurais voulu te pardonner, mais le mal que tu m’avais fait était inoubliable je pense…
 
-         J’en ai rien à foutre de tes excuses ! Barre toi ! Tu ne m’aimes pas, tu es mieux avec ton putain de petit copain, là ! Alors va le rejoindre ! Baise le jusque qu’à ce qu’il en crève ! Et meurs de désespoir ! Ca me fera plaisir à un point que tu ne peux même pas t’imaginer !
-         Tu m’en veux à ce point…
-         Ouais ! Ouais, je t’en veux à ce point ! Et plus encore !
 
Quelques gouttes de pluies vinrent se poser sur mes joues, se mêlant aux larmes du jeune garçon, non contenues. Quelques secondes plus tard, l’orage retentissait, et les quelques gouttes se transformèrent en une pluie démentielle.
-         S’il te plait, arrête de m’en vouloir… On peut rester amis...
-         Amis ? Amis ?!! T’es malade ! Comment pourrais-je avoir encore une once de confiance en toi après ce que tu m’as fait !! S’écria Jeremy.
 
C’était faux… Bizarrement, je t’accordais encore toute ma confiance… Le cœur a ses raisons que la raison ignore dirait t’on…
 
La grande porte s’ouvrit brusquement sur un Maxime essoufflé, qui contemplait les deux individus, complètement trempé, d’un œil surprit et interrogateur.
-         Mon cœur ! Rentre ! T’es complètement trempé ! Hurla le photographe pour couvrir le martèlement incessant de la pluie sur le sol.
 
Drew haussa un sourcil et tourna le regard vers Jeremy :
-         Alors comme ça tu es avec lui…
 
Le concerné se contenta de hausser les épaules.
 
Est-ce que ça te faisait mal de savoir que je t’avais remplacé ? Souffrais tu ? Visiblement non… La vérité est que tu n’en avais rien à faire… Moi qui espérais attirer ta jalousie… C’était raté… Ta réaction prouvait une fois de plus que tu ne tenais absolument pas à moi…
 
-         C’est ici que nos chemins se séparent Drew…
-         J’aurais espéré que ça se finisse autrement…
-         Ca ne pouvait se finir autrement…
-        
-         Adieu… Drew…
 
Je me souviens de ton regard… Ce regard qui m’avait fait changer… Ce regard qui avait bouleversé ma vie… Alors c’est ainsi que tout ce fini… Dans la tristesse et la désolation… Encore aujourd’hui j’espère pouvoir à nouveau me blottir dans tes bras, embrasser tes lèvres, et te contempler d’un  regard amoureux, qui me serrait rendu…
J’espère tout cela. En silence, comme d’habitude. J’espère que tu es heureux, dans ton ignorance, je l’espère sincèrement…
Je te souhaite milles bonheurs, même si ceux-ci ne seront pas provoqués par moi-même. Je te souhaite milles baisers, donnés par un autre. Je te souhaite milles promesses, que je tiendrais, sans que tu le saches…
Le chemin que j’ai emprunté est celui sur lequel nos routes ne se croiseront plus jamais et celui qui ne me fera plus jamais souffrir… Il n’a suffit que de quelques minutes pour que je tombe éperdument amoureux de toi… Il faudra toute une vie pour que je puisse t’oublier…
 
 
Le désespoir peut il tuer les gens ? La souffrance peut elle endurcir nos cœur ? L’amour peut il aveugler nos visions ? Indirectement, ces questions sont celles que je me pose tous les jours, et la réponse est celle que je vie tous les jours. Celle-ci est affirmative…
 
Adieu… Mon unique amour…
 



FIN


________________
Oh my god...
...
Sniiif...
Snif....
OUIIIIIIINNNNNN!!!
Ma première histoire yaoi est terminée!
Terminée!!! Mon dieuuu!
Que d'émotions.... Snif...
Alors? Le dernier chapitre?
Pas trop déçues? ^-^
Ben ouais, j'voulais pas une happy end!
:p Ralez pas c'est moi qui décide! Na!
Bon.... Gros bisous!
Léa

P-S: Je vais commencer une nouvelle histoire ;p
Me faut juste le nom des persos et le titre. ^-^"
par imuya-eyes-angel publié dans : Il aura suffit d'un regard... [FINI][YAOI]
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